Evaluation et résultats

Pour mesurer l’efficacité des actions de restauration écologique réalisées, nous avons mis en place dès le début du programme LIFE des indicateurs biologiques dont les variations reflétent l’état de santé des écosystèmes étudiés. Ce processus est appelé la bioévaluation environnementale.

Pour les zones sommitales

Les différents habitats restaurés à travers les actions de débroussaillage :

  • 1,1h de pelouses thermo-méditerranéennes (habitat 6220)
  • 2ha de landes à Genêts épineux (habitat 4090)
  • 5,8ha de mattoral à Juniperus sp. et de pentes rocheuses à végétation chasmophytique (habitat 5210 et 8210)
  • 1,5ha de chênaies et de fructicées ont été laissés sous forme de patchs de végétation pour servir d’abris aux mammifères et oiseaux présents sur le site

Les pentes rocheuses calcaires ne présentant pas de végétation arbustive ou arborée, elles n'ont pas bénéficié d'actions de restauration. Au final, à travers ce débroussaillage en mosaïque, ce sont bien 10,4 ha du site militaire qui ont retrouvé leur profil de végétation originel, typiques des Monts toulonnais.

La restauration des habitats a engendré :

  • une diminution du recouvrement d’espèces ligneuses, par l’augmentation d’espèces herbacées et par l’apparition d’annuelles typiques des pelouses sub-steppiques. L'état de conservation des habitats 6220* et 4090 est considéré comme bon grâce à la canalisation de la fréquentation humaine et animale.
  • une augmentation de 253% de la fréquentation chiroptérologique en chasse entre 2013 et 2015 (c’est-à-dire avant et après les travaux de débroussaillage). Parmi les espèces apparues en 2015, il faut d’ailleurs souligner la présence du Grand Rhinolophe.
  • une augmentation de la population d’Euphydryas aurinia : le nombre d’espèces d’insectes (et notamment les rhopalocères) a été quasiment multiplié par deux entre 2013 et 2016

Suite aux travaux de restauration de la zone sommitale, le site militaire est plus propice qu’avant à Aurinia provincialis. Cependant cette plante n’a pas été retrouvée sur le site au cours du projet LIFE.

Pour les chauves-souris

 

Les travaux en faveur des chacues-souris se sont concrétisés par :

  • La fermeture de 5 accès
  • 1 gîte d’hibernation et gîtes de reproduction restaurés pour les chauves-souris
  • 1 abreuvoir

Les gîtes créés permettent de densifier le réseau de gîtes pour les espèces DH2 ou DH4 présentes au sein du site Natura 2000 Mont Caume, Mont Faron, Forêt domaniale des Morières ainsi que sur le site militaire du Mont Caume, en particulier les espèces cavernicoles, soit le Petit Rhinolophe, le Grand rhinolophe, le Minioptère de Schreibers, le Petit Murin, le Murin à oreilles échancrées, le Murin de Natterer et la Pipistrelle de Nathusius. Ils sont actuellement visités par les chauves-souris.

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