Evaluation et résultats

Les actions réalisées dans le cadre du Life ont permis la :

  • Restauration de 161 m2 de terrepleins (soit plus que les 100 m2 visés par le dossier de candidature) 

                - Terreplein du phare : initial 218 m2, agrandissement de 109 m2 (total final = 327 m2)

                   - Terreplein de la darse : initial 88 m2, agrandissement de 52 m2 (total final = 140 m2)

                - Surface initiale des 2 terrepleins = 306 m2, surface finale = 467 m2

  • Création de 30 nichoirs pour protéger les poussins de l’attaque des leucophés
  • Stabilisation des effectifs entre 40 à 60 couples, comme précédemment à la tempête de 2010
  • Fixation des oiseaux sur les 2 plateformes restaurées

La colonie de Goéland d’Audouin a été suivie chaque année de 2012 à 2017. Il a été réalisé sur la même base méthodologique que les suivis antérieurs et assurés depuis 1993 par la DREAL Corse et M. Arnaud Le Dru, ornithologue bénévole et militaire sur la base navale. La colonie a fait l’objet d’un total de 382 séances de suivi réparties entre la DREAL Corse, l’ONCFS, le CEN Corse et des bénévoles, durant la période de reproduction de mars à août, avec un pic aux moments clés (ponte, éclosion, envol,…) ainsi qu’après les travaux de la digue. La Marine nationale a également participé en mettant à disposition certains moyens nautiques à l’occasion.

Plus de 50 oiseaux bagués différents ont été observés chaque année. Les relevés de bague ont permis d’augmenter considérablement le retour de données surtout en termes de philopatrie (fidélité au site), de taux de survie et d’échange avec les populations du bassin méditerranéen.

Les abris à poussins ont démontré leur efficacité ; ils sont largement utilisés par les jeunes, en particulier lors des absences d’adultes partis à la recherche de nourriture, ou en cas d’alerte due à la présence d’un prédateur, ou en cas d’intempéries.

Les observations réalisées lors des suivis permettent d’en attester. Avant travaux, on pouvait constater que les oiseaux recherchaient les rares parties végétalisées pour installer leur nid. Les opérations de revégétalisation ont permis aux oiseaux de trouver de meilleurs emplacements : les nids ont été observés dans les milieux végétalisés, apportant une protection accrue contre les aléas météorologiques (ensoleillement, embruns, pluie,…) et contre les prédateurs.

Les résultats 2017 confirment donc le retour des effectifs aux valeurs connus de 2006 (entre 44 et 59 couples), objectif poursuivi dans le cadre des travaux effectués dans le programme Life. C’est également le cas de l’objectif d’augmentation des populations de 30 à 40% par rapport aux effectifs de 2010 et 2011. L’augmentation moyenne est de 39,5% en passant :

-      de 36 couples en 2010 à 56 couples en 2017, soit une augmentation de 55% ;

-      de 45 couples en 2011 à 56 couples en 2017, soit une augmentation de 24%.

L’amélioration du succès de reproduction au regard de celui de 2011, année précédant le programme, est net, en dehors de l’année médiocre de 2013 : on passe de 5 poussins à l’envol en 2011 à 31 en 2017. Le nombre de poussins à l’envol par couple remonte ainsi de 0,11 à 0,55, avec une année record de 1,04 en 2015.

 

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