Les Goélands d’Audouin pistés depuis Aspretto

GPSaudouinAspretto2014Le partenariat entre militaires et le CEN Corse initié par le life s’est étendu à une opération de connaissance des zones d’alimentation du Goéland d’Audouin pendant la reproduction.

En 2014, trois oiseaux reproducteurs sur la base d’Aspretto ont été capturés et équipés de GPS. L’opération de capture, sur les nids, étant très délicate du fait de la sensibilité au dérangement des goélands, un système de déclenchement à distance de cage-trappe a été imaginé et réalisé, avec l’aide des militaires de la base.

L’armée a effectivement fourni une aide précieuse notamment sur la logistique de l’étude (dispositif déclenchement de cage à distance, autorisation d’émissions de fréquences hertziennes, mise à disposition d’un local et installation d’une base pour récupérer les données).

Les résultats bruts de suivi des déplacements de deux de ces oiseaux sont visibles sur la cartographie ci-jointe. On voit qu'un oiseau part en Sardaigne s'alimenter.

En 2015, forts de cette première expérience de capture, 7 nouveaux adultes reproducteurs seront équipés. 

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Une lavogne prend forme au bivouac du Grand Chêne

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     Sur le Camp des Garrigues, en complément de la restauration des milieux ouverts et de leur entretien par le pastoralisme, le Syndicat mixte des gorges du Gardon a entrepris avec l’assistance technique d’ASERPUR (Association de Sauvegarde, d’Entretien, de Restauration du Patrimoine Urbain et Rural), la construction d’une lavogne en pierre de taille, point d’eau temporaire qui sera alimenté par les eaux de ruissellement. Voir l'article dédié à l'action C2

Crédits photos : SMGG

23 espèces de chauves-souris sur le Camp de Chambaran

Les LPO Isère et Drôme ont également réalisé un inventaire des chiroptères sur la forêt du camp de Chambaran. Ce travail est particulièrement délicat car, contrairement aux grottes, les chauves-souris se répartissent sur tout le massif, changent de gîte tous les 2 ou 3 jours… Ainsi deux techniques ont été utilisées :

-          la détection acoustique à partir de 60 points répartis dans la forêt (soit 240 nuits d’enregistrement des ultrasons de juin à août).

-          la télémétrie en juillet 2013. Il s’agit de radiopistage de chauves-souris qui ont été équipées d’un émetteur, suite à une capture au filet pendant leur activité de chasse et/ou de transit.

Le résultat est particulièrement intéressant car sur les 30 espèces connues en Rhône-Alpes, 23 ont été identifiées sur le camp de Chambaran dont 8 inscrites à l’annexe II de la Directive Habitat, faune, flore dont le Grand Rhinolophe et le Murin de Bechstein en danger critique d’extinction.

La gestion de la forêt joue bien un rôle déterminant pour les 11 espèces forestières contactées car elle sert de lieu de reproduction, de transit et parfois d’hibernation. Les actions pour améliorer le gîte des chauves-souris sont en discussion avec l’ONF, gestionnaire de la forêt du camp.

Le camp de Chambaran, source de biodiversité confirmée

L'année 2013 a vu la réalisation des inventaires naturalistes autour des 8 étangs du Camp et de la mare des Lilas. L'intérêt naturaliste du site a dépassé nos espérances. Sur le camp, la biodiversité est favorisée par la mosaïque de milieux variés qu’il accueille : boisement, réseau d’étang, mare, ruisseau et ornières, lande du champ de tir… Ceci explique les très bons résultats des études menées en 2013. Pour plus de détail n'hésitez pas à consulter la page dédiée aux étangs de Chambaran.

Un échange européen sur la biodiversité des terrains militaires

groupeHongrieDu 14 au 16 mai 2014, le ministère de la défense hongrois a organisé un séminaire international pour clôturer 2 projets LIFE sur des terrains militaires : « Eastern-Bakony » (LIFE 07/NAT/H/000321) et « Hungarian little plain » (LIFE08/NAT/H/00289).

Une délégation française de 6 personnes, Ministère de la Défense français (DMPA, EMAT, CFT, EMSD de LYON, chargés d’environnement du camp de Chambaran et des Garrigues) et Conservatoire d’Espace Naturel Rhône Alpes, s’est rendue à VESZPREM (Hongrie).

Vingt deux autres nations étaient représentées citons en particulier l’Allemagne, la Pologne, la Finlande, la Grèce, l’Estonie ou le Portugal. Mentionnons aussi la présence d’un représentant de l’OTAN.

Durant ces 3 jours, la délégation française a pu échanger et observer le savoir-faire et les bonnes pratiques de certaines nations qui ont une grande et longue expérience dans le domaine de la préservation de la biodiversité et surtout dans la mise en œuvre d’un programme LIFE sur les terrains militaires.

Les enseignements principaux sont :

-  Les bases de travail communes liées à NATURA 2000 et au programme Life, elles facilitent grandement les échanges.

-  De nombreuses problématiques partagées (risques pyrotechniques, espèces exotiques envahissantes)

- Restauration et entretien de milieux ouverts de grandes surface et présentant un niveau trophique des sols bas.

- La question de l’entretien récurrent après life, peu abordé, durant le séminaire semble aussi une réelle préoccupation partagée.