Une opération qui tranche…

Dans le camp des Garrigues, la construction d’une placette d’alimentation pour le Vautour percnoptère a débuté le 1er mars avec l’intervention d’une trancheuse. La SAS Pellet a été mandaté par le SMGG pour réaliser une tranchée sur un carré de 25m de côté, dans le but de pouvoir enterrer un grillage empêchant les intrusions (de sanglier notamment). 

inter trancheuse SMGG

Les agents du SMGG ont ensuite mis en place un grillage, un portail et une dalle destinée au ravitaillement de la placette de nourrissage. Dans cette opération, la section pionniers du 2ème REI nous a apporté son soutien une fois de plus en mobilisant engins et personnel pour nous permettre d’acheminer les matériaux de construction sur site.

Le Vautour percnoptère est un rapace nécrophage opportuniste dont les effectifs ont régressé en France depuis le début du XXème  siècle, en raison d’une combinaison de facteurs : destruction de son habitat, changement des pratiques pastorales entraînant une diminution de la ressource alimentaire, empoisonnements, destructions directes, mortalité liée au réseau électrique et éolien… Le département du Gard a été particulièrement touché par l’abandon du pastoralisme.

inter trancheuse chargement SMGGinter construction SMGG

Seule espèce de vautour migratrice, le Vautour percnoptère est présent dans le Sud-Est de la France de mars à septembre pour y élever un à deux jeunes par an. L’implantation de placettes de nourrissage est une des actions prioritaires du Plan National d’Actions Vautour percnoptère  et vise à favoriser le maintien voire l’implantation de cette espèce menacée. Des déchets de boucherie ainsi que des cadavres issus d’élevages locaux peuvent y être déposés et permettent d’assurer une ressource alimentaire régulière pour les espèces nécrophages.

Dans le camp des Garrigues, la table est mise et la toute nouvelle placette n’attend plus que le retour imminent du Vautour percnoptère, quittant sa zone d’hivernage en Afrique subsaharienne pour rejoindre son site de nidification…

Top départ pour la restauration des milieux ouverts dans le camp des Garrigues

Tandis que les travaux de diagnostic pyrotechnique et de dépollution se poursuivent dans le camp des Garrigues afin de retirer les éventuels obus et munitions non explosées pouvant se trouver dans le sol, le chantier de débroussaillage a débuté en janvier sur le plateau de Poulx, où 43 hectares doivent être traités afin de restaurer les milieux de pelouse sèche méditerranéenne et enrayer la dynamique de fermeture de la végétation. Au total, 95 hectares de milieux ouverts seront restaurés dans le camp des Garrigues.

En effet, ces milieux ouverts constituent l’habitat de nombreuses espèces animales et végétales typiques ; ils offrent nourriture et sites de nidification pour bon nombre d’espèces d’oiseaux rares et menacées. Les secteurs qui ont été choisis pour recevoir ces travaux ont été établis en fonction des contraintes militaires, des enjeux naturalistes et de l’intérêt pastoral de ces zones ; celles-ci seront en effet entretenues par du pâturage. Le diagnostic et la dépollution pyrotechnique préalables à ces travaux se sont terminés en décembre 2016 dans le secteur de Poulx.

La SARL TP Diaz Frères qui intervient actuellement sur le secteur est chargée de réaliser un débroussaillage alvéolaire afin d’obtenir des zones où une végétation herbacée pourra repousser tout en conservant des bosquets ligneux et arbustifs, zones refuge pour la faune et pour le troupeau.

La députée européenne Michèle Rivasi à Aspretto

Après la visite du site Natura 2000 du Ricantu Capitellu, la députée européenne Michèle Rivasi s’est rendue sur le site d’Aspretto. Le CEN Corse et la DREAL Corse ont présenté le Life sur les terrains militaires ainsi que les enjeux de la population de Goéland d’Audouin. Mme Rivasi a insisté sur le rôle de l’Europe dans la préservation de l’environnement. La journée s'est terminée par un débat citoyen sur le thème suivant "Comment l'Union Européenne protège notre environnement ?".

Cette journée a fait l’objet d’un reportage TV de France 3  et de télépaese ainsi que d’un article dans Corse Matin et d'une interview sur la radio France bleu RCFM.